Prochaines nouvelles de l'aurore:
accouchement avec douleur, la démarche sexuée des robots, adoptez un dinosaure,
soyez votre propre clone – triste de préférence-
poissons souterrains nourris à la merde, baisers rouillés,
des milliards de crânes dans une puce qui en oublie d'être savante.
De l'horreur au crépuscule: journée portes ouvertes pour les cicatrices.
Nuit ventouse, aspiratrice de rêves, à la recherche de mes dernières empreintes,
opéra des foudres de nerfs, osmose extra-onaniste dans le cimetière des angles morts.
Perspective tordue aux contours indécis, la nostalgie du cri des couleurs,
ce n'est que foutre aux yeux, éjaculation des pupilles imberbes.
Le vent préfère la tôle et le murmure neurasthénique des pots d'échappement.
A la tangence des derniers lumbagos mécaniques, un songe incarné.
Chair viande, désincarne ton emballage.
Tapageurs inopportuns, les murs restent froids au rythme de la fièvre.
En attendant la brûlure, rester maître de mon éclairage.
Lâcher la plume c'est sombrer, accepter la tyrannie des paupières.
Pénurie lacrymale, j'ai perdu l'écho de mes semelles.
Si je mange mes oreilles, j'entendrai mieux mes boyaux.
Les derniers instants d'insouciance ou l'insouciance des derniers instants.
Repos sempiternel - finalement la danse aura raison de mes nervures.
Je peux enfin avaler des braises et chevaucher des scorpions.
La chaleur des draps roses, froide brûlure sous les jointures.
Je m'endormirai entre les caresses du sable et le craquement des cloches fanées.
Larmes noires sur le granite. Ni le goût du venin ni celui du vin ne m'attise.
Peut-être suis-je déjà fantôme,
ébloui par le crissement des fenêtres, le mensonge de la vitesse.
Je n'ai plus peur des marécages.
Les ultimes braises seront intestinales.

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