dimanche 28 février 2010

jeudi 11 février 2010

Les sept déchets capitaux


Un refrain enfantin hante mes hémisphères.

Entre le cœur et le ventre, la répétition commence,
mon diaphragme comme instrument de percussion.

Affronter
la turbulence des fluides,
le ronronnement délicat qui précède la coupure des lumières de plomb,
plus rugueux que la définition d'une caresse.

Inhaler
les fautes d'humeur des amazones,
la déclinaison des hurlements de mes artères,
boursoufflure de l'instrument du festin.

Nourrir
le tremblement de mes os,
archive des saletés embryonnaires,
loquace comme un siphon sans fond.

Saisir
les mouvements écarlates des tromperies buccales
dans le crépuscule des sirènes gastriques,
l'énorme battement du chœur des charognards repus.

Enlacer
un solstice pour mieux dégueuler la sourde ambiance du volcan-douleur,
hystérie des couleurs à l'entrée du gouffre,
un instant de folie virtuelle.

Inventer
un fouet pour lacérer cette camisole invisible,
souillure imbécile dans l'embrasure du contre-jour,
l'aura du désespoir chuchoté par les noueurs de veine.

Écrire
pour charcuter, envie de rire de tout quand plus rien ne m'amuse,
mon âme, en corps et en corps
crache ses poils jusqu'aux orteils.

Passé l'encolure, la cacophonie fait la loi.
Une fée imbibée découvre ses cuisses dans la lueur des cyprès,
herbes nonchalantes et suburbaines.
La silhouette dénaturée de mon prochain rêve-mort,
fille des décibels lunaires.
La courbure aura raison des sorties de mirage.

Je ne sais pas si je vibre ou si un papillon crie mon nom

mercredi 10 février 2010

Le Miracle Tatoué

Le Miracle Tatoué est toujours hébergé chez Altor Sae Vertebris.
Pour en savoir plus, un clic sur le titre

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dimanche 7 février 2010

flutiste

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Vos désirs sont mes désordres



Nouvelle année, nouvelle damnée.

Respiration au fond de mon oreille gauche - comme un cri d'air qui martèle.
Pendu à mes cordes vocales, j'ai voulu étreindre le feu.
J'ai raclé les ultimes plis de ma mémoire, cherché les marges de part et d'autre - en vain-
bavé sur le drap, croisé l' édenté solitaire - double épaisseur du cauchemar. De quoi frissonner des molaires.
J'en ai bu des rouges et des trop mures. Mes antennes ont cessé de pousser.

J'épluche le catalogue des déclinaisons mortuaires.

Retour de l'enfer des tapis roulants et des temps de transport figés.
Vieille moquette - d'un autre âge - escaliers étroits et noueux.
Artères célèbres, imbues de leur propre lumière, même plus éblouies par les flashes.
Méchante ritournelle au sourire trop pâle.
Les peurs sont éventrées. Aux orties les arrière-plans.
L'écran plat comme promesse puante du don d'immortalité - c'est l'intestin graal.
A la sémantique binaire, je préfère le cannibalisme. Le clin d'œil du cyclope.

Je transpire dans les veines mais conserve mon sang-froid.

Mes entrailles me mangent. La lumière devient lourde. Éclipse du fond de passion.
Toujours davantage de spirales - nous sommes dans de beaux drames.
De souris fluorescentes en sardines chimériques nous voici génétiquement médusés.
Le tarif de la solidité, vingt-trois jours sur un tabouret entre brûlure et décollation.
Demain, le désert, l'orgasme des robots - les aimants vont s'ennuyer.
Ni l'air chaud qui souffle sur mes paupières ni les piqûres d'aube - pluie de cafards géants, anges déçus, exterminateurs de vermine avariée et toujours ce ventre qui pousse l'ennui jusque dans les cheveux. Maillon unique de la chaîne auto-alimentaire.
Il ne sera bientôt plus permis de croire aux fantômes. En cas de dépression il faudra souffler dans les tuyaux.
L'heure de vomir n'a pas encore sonné.

Je n'ai plus peur de l'ouest - encore moins des chapeaux.
Je deviens spécialiste en traitement des os.
Creuser,
creuser,
creuser, la seule issue est dans la profondeur.
Je pensais explorer les abysses, j'étais dans une fosse nasale - je me suis fait moucher.
Il ne fait pas bon être trop humain.
Des hommes qui programment des hommes - les démangeaisons n'en demandaient pas tant.

Attouchement sans douleur – penser à muscler mes paupières.
Une demi-journée pour refaire le monde ce n'est déjà pas si mal.

lundi 1 février 2010

cosmic tektonik

et pendant ce temps, je danse.

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Claude Pélieu

Claude Pélieu (1934 2002) toujours magnifique et électrisant


Défaire le vide sur l'échiquier mouvant
les hommes du Pouvoir tapis dans l'égout de la vie
sucent nos rêves (cris d'hommes pour assassiner la magie)
nuages-étamines essaims de nuages multicolores
Jeudi ciel gris livide sans profondeur
cris d'hommes perdus dans les rêves de brume
regards tendus vers les abimes du quotidien
et maintenant le Diamant et la Foudre
et puis l'indolence l'insouciance
il faut passer par là sous une pluie d'étoiles


extrait de indigo express (1986)