jeudi 11 février 2010
Les sept déchets capitaux
Un refrain enfantin hante mes hémisphères.
Entre le cœur et le ventre, la répétition commence,
mon diaphragme comme instrument de percussion.
Affronter
la turbulence des fluides,
le ronronnement délicat qui précède la coupure des lumières de plomb,
plus rugueux que la définition d'une caresse.
Inhaler
les fautes d'humeur des amazones,
la déclinaison des hurlements de mes artères,
boursoufflure de l'instrument du festin.
Nourrir
le tremblement de mes os,
archive des saletés embryonnaires,
loquace comme un siphon sans fond.
Saisir
les mouvements écarlates des tromperies buccales
dans le crépuscule des sirènes gastriques,
l'énorme battement du chœur des charognards repus.
Enlacer
un solstice pour mieux dégueuler la sourde ambiance du volcan-douleur,
hystérie des couleurs à l'entrée du gouffre,
un instant de folie virtuelle.
Inventer
un fouet pour lacérer cette camisole invisible,
souillure imbécile dans l'embrasure du contre-jour,
l'aura du désespoir chuchoté par les noueurs de veine.
Écrire
pour charcuter, envie de rire de tout quand plus rien ne m'amuse,
mon âme, en corps et en corps
crache ses poils jusqu'aux orteils.
Passé l'encolure, la cacophonie fait la loi.
Une fée imbibée découvre ses cuisses dans la lueur des cyprès,
herbes nonchalantes et suburbaines.
La silhouette dénaturée de mon prochain rêve-mort,
fille des décibels lunaires.
La courbure aura raison des sorties de mirage.
Je ne sais pas si je vibre ou si un papillon crie mon nom
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