Voyage aux confins du soixante neuvième parallèle,
Chercher à tâtons le son des tremblements définitifs.
en corps et en corps,
Entr'apercevoir l'avant-bras d'une comète sous les yeux des cibles endormies.
Les regards en biais de la végétation moelleuse,
Dans le vrombissement des lointaines lucioles mécaniques.
A croupeton sous les nuages bleu et mauve et le regard circulaire de la sève turbulente.
Pas de quartier pour la lune. Orion n'est plus en ligne.
Rejouer la tectonique des corps sans tête,
Le cheveu raz, l'ivresse tentaculaire. Avec l'appétit d'un cri porté par le vent.
Climax des vibrations, à la démesure des mucosités sacrées.
Les alentours d'un massacre annoncé.
Embrasser les jambes ou enjamber les bras,
Nuit boomerang où le tournoiement des chairs cède sa place à la digestion des herbes malignes.
Aux soupapes, aux soupapes ! Le réquisitoire des chairs fatiguées.
Tu ne m'as pas fait de fleurs, j'en perds encore les pétales.

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